La presse muselée et la réponse de l'Elysée

Publié le par Le Macroscope

Les journalistes l’admettent enfin, ils ne sont pas tous libres de rédiger leurs articles.

 

Républicain Lorrain du 7 juin 2010 : « Crédibilité des journalistes : une question de liberté » (http://www.republicain-lorrain.fr/fr/region/article/3267715/Credibilite-des-journalistes-une-question-de-liberte.html )

 

Je ne vais pas synthétiser l’article en question, car il est très bien rédigé. Mais on y retrouve la pression exercée par le pouvoir. Combien d’articles avez-vous lu ces derniers temps qui mettent en cause le pouvoir en place ? Je ne parle pas des articles qui relatent les querelles internes au gouvernement ou vis-à-vis des parlementaires. Car tout ceci est bien dosé pour attirer l’attention du lecteur sur autre chose que ce qui aurait réellement besoin d’être relaté.

 

Où en sommes-nous avec les juges d’instructions ?

 

Qu’ont donné les « mesures » de relance économique ?

 

Combien de personnes sont sans emploi, mais en y incluant ceux qui ne sont plus inscrits à Pôle emploi ?

 

Combien de personnes vivent avec un revenu inférieur à 800 € ?

 

Comment font-ils pour joindre les deux bouts ?

 

Il y a plein d’autres sujets qui nous intéressent et qui ne sont pas abordés.

 

Un qui me tient à cœur est celui du développement sans précédent des centrales thermiques en France. Oui je sais, ce n’est pas le problème majeur qui nous préoccupe. Mais ce sera le problème majeur de demain et c’est pour cela qu’il faut s’en occuper maintenant. Une fois toutes ces centrales installées il sera trop tard.

 

J’ai enfin eu une réponse de l’Elysée, suite à mon courrier du 25 mai dernier (http://le-macroscope.over-blog.fr/article-courrier-en-date-du-25-mai-2010-m-le-president-de-la-republique-51024004.html ). Pour moi, il s’agit soit, d’un accusé de réception, soit d’une botte en touche pour gagner du temps et trouver une réponse à formuler.

 

Reponse-de-l-Elysee-du-07-06-2010.jpg

 

Comment voulez-vous que nous autres citoyens, nous nous retrouvons dans toutes ces belles paroles ?

 

On va me dire, patience, ils vont te répondre. Oui, mais de la patience je n’en ai plus. Quand cela fait plus de deux années qu’on a déposé une requête au tribunal administratif et que rien ne bouge, quand une demande de retraite pour invalidité a été déposée depuis presque 1 an ½ pour ma compagne, qu’elle a passé 3 expertises et que son dossier n’avance toujours pas. Quand on demande l’état d’avancement de son dossier, quand on demande des pièces de ce dossier et qu’on n’a pas de réponses etc. Cela prouve bien que ça ne tourne pas rond en France, mais « tout va bien » !

 

Cela ne fait pas avancer les choses, mais ça fait du bien de le dire.

 

Revenons à notre sujet principal, ce sont des sujets comme celui-ci qui ne sont pas repris pas les médias, car cela amènerait certainement de la morosité, voire des envies de manifester. Et cela il ne faut surtout pas, cela gênerait le pouvoir.

 

Mais, bon sang, y-a-t’il encore quelqu’un qui a assez de cran pour faire connaître ces choses au grand-public ?

 

Ce n’est pas pour rien que les Blogs explosent. C’est la seule façon de faire connaître ce qui ne va pas, ce qu’il conviendrait de faire etc..

 

Mais voilà, la portée est minime. Mon Blog, par exemple, amène entre 30 et 40 visiteurs/lecteurs par jour. Un article sur un site internet sur l’environnement, entre 1 000 et 2 000 visiteurs/lecteurs. Nous sommes donc très loin d’atteindre toutes les personnes intéressées par ces sujets.

 

Seule la presse régionale ou nationale peut relayer l’information. Mais si elle est « censurée », il n’y a plus grand-chose à faire. Messieurs les journalistes, rédacteurs en chef, ayez le courage de vos opinions, comme ce fut le cas il y a quelques années encore. Nous avons besoin de vous, comme vous avez besoin de nous.

 

 

 

Publié dans Politique

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