Le pouvoir et les citoyens

Publié le par Le Macroscope

Force est de constater qu’on ne relate pas assez le problème du développement anarchique de ces centrales dans la presse. Sujet pas assez porteur ou pressions du a un lobbying dans le domaine de l’énergie ?

 

Mais je vous rassure tout de suite, il n’y a pas que dans la presse qu’on évite ce sujet. Les services de l’Etat, le gouvernement et L’Elysée également évitent de donner des réponses claires aux demandes des citoyens.

 

Concernant la presse, quelle soit régionale ou nationale, des communiqués, des articles concernant les C.C.G. sont régulièrement envoyés. Seuls deux ou trois médias diffusent ces informations et le plus souvent sur leurs sites internet. La presse écrite se fait plus rare pour la diffusion d’articles concernant les C.C.G.. Seules les manifestations citoyennes ou actions en justices sont diffusées. Le sujet n’est probablement pas assez porteur ou risque de froisser certaines personnes « bien placées ».

 

Mais je sais également que la presse, du moins pour une certaine catégorie, se trouve entre le marteau et l’enclume et doit faire un choix. Je ne vais pas me mettre à dos la presse, car vous le savez tous, qui détient l’information détient le pouvoir, et certains en usent parfaitement.

 

En revanche, lorsqu’on s’adresse au pouvoir en place, les réponses aux questions posées sont tournées de façon à éviter les questions posées (comme c’est souvent le cas).

 

Sur quinze messages laissés sur le site du Ministère de l’environnement, deux réponses indiquent que les questions sont dirigées vers les services compétents. Une seule réponse m’est parvenue à ce jour, elle date du 19 octobre (soit il y a 7 mois) :

 

« Il (le Ministre d’Etat) m’a chargé de transmettre votre correspondance au directeur général de l’énergie et du climat, en lui demandant d’examiner avec attention votre requête et de vous tenir directement informé de la suite qui pourra lui être apportée »

 

 J’attends toujours une réponse, et ceci malgré plusieurs relances. Le sujet dérange.

 

Concernant l’Elysée, vu que les réponses du Ministère en question ne me sont pas parvenues, sur trois messages laissés sur le site de l’Elysée, il y a eu deux réponses. La première indiquant que le Chef de l’Etat avait chargé son chef de cabinet de signaler mon courrier au Ministre d’Etat concerné ainsi qu’au Préfet de région. La seconde, concernant toujours les problèmes de C.C.G. en France, expliquant l’implication du Chef de l’Etat dans le sommet de Copenhague. En somme, aucune réponse à mes questions.

 

Si je devais faire un classement concernant la réactivité et la précision des réponses données par toutes ces entités, arriverait, en tête le Parlement Européen avec des réponses concrètes en moins d’une semaine, puis le Commissaire Européen chargé de l’environnement avec des réponses en moins de trois semaines, ensuite l’Elysée, même avec des réponses partielles et enfin le Ministère de l’Environnement dont je suis toujours en attente de réponse malgré différentes relances.

 

Mon dernier courrier laissé sur le site du Ministère de l’Environnement le 3 janvier dernier doit certainement poser problème pour pouvoir y répondre (entre temps la P.P.I. a été diffusée) :

 

« Monsieur le Ministre,

 

J’attends impatiemment la publication de la Programmation Pluriannuelle des Investissement pour l'électricité.

 

J'ai néanmoins relevé dans la nouvelle feuille de route de la France en matière de production d’énergie, publiée le 17 décembre dernier, que vous évoquez "Les émissions de gaz à effet de serre du parc thermique centralisé français devraient ainsi être réduite des deux tiers d’ici 2020".

 

Or avec le nombre de projets de Centrales Thermiques au Gaz, actuellement en constructions ou en projet (environ 16 tranches) nous aurions une émission de l'ordre de 20 millions de tonnes de CO2.

 

Le parc thermique actuel émet aux environs de 23 millions de tonnes de CO2 (source Commission Européenne - National Allocation Plan Table of France for the 2008-2012 period of the Community Emissions Trading Scheme).

 

Il est donc impossible de réduire de 2/3 ces émissions si l'on autorise la construction de toutes ces centrales... »

 

En somme, plus l’entité en question est concernée par ces problèmes de C.C.G., moins il y a de réponses.

 

Et plus on se rapproche des acteurs (ou plutôt des exécutants) de ces différents projets de C.C.G. disséminés un peu partout en France. Plus les questions dérangent. C’est normal, ils sont obligés de suivre les instructions venus « d’en haut ». Mais malheureusement pour eux, ce sont les seules personnes que nous « avons sous la main », vu que les réponses « d’en haut » sont évasives.

 

Le problème pour les acteurs politiques et les dirigeants de ces grands groupes, c’est que, de nos jours, les citoyens prennent leur destin en main, et on ne peut plus décider sans prendre connaissance de leurs doléances (merci l’Europe). Mais le passage en force existe toujours et c’est bien là que se situe le problème. Il n’y a qu’à voir l’augmentation des procédures en justice de la part d’associations diverses à l’encontre de décisions prises par les autorités.

 

Très certainement des « accords » sont trouvé en haut lieu entre les « politiques » et les dirigeants de grands groupes qui veulent développer leurs gains. Ensuite on se débrouille comme ont peut pour faire passer des projets inutiles d’un point de vue énergétique et défavorables pour l’environnement, mais pouvant apporter beaucoup de bénéfices financiers. Et l’ont met tout en œuvre pour « tromper » les citoyens en développant de grands principes « concertation », « enquête publique » etc. où les citoyens peuvent s’exprimer, mais uniquement sur un sujet précis et non dans la globalité du problème. Il est plus facile de « saucissonner » un projet en plusieurs enquêtes publiques de façon à ne pas permettre aux citoyens de s’exprimer sur l’ensemble d’un projet.

 

Mais heureusement, à la fin il y a encore la justice qui permet de trancher. Tout du moins, tant qu’elle restera indépendante, mais là aussi on commence à s’y intéresser d’assez près, car la justice dérange.

Publié dans Environnement

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