Legislatives 2012 : faites le bon choix

Publié le par Le Macroscope

Simple réflexion à mener avant de mettre son bulletin dans l’urne.

Pour mieux cerner mes propos, je vais d’abord planter le décor et parler de moi afin que vous puissiez vous faire une idée de mes convictions.

1981 : ma première élection présidentielle, j’avais un peu plus de 18 ans. J’avais voté Giscard, car jeune sur le marché du travail je pensais que la droite allait booster ma carrière. Et c’est pourtant grâce à Mitterand et à sa « relance du charbon » que j’ai trouvé mon premier emploi.

 

1988 : j’ai voté Mitterand, car, sous sa présidence, j’avais pu constater que, pour les travailleurs, le pouvoir d’achat avait augmenté, et Chirac me paraissait trop « impulsif » à ce moment là.

1995 : j’hésitais entre Chirac et Jospin. Car Chirac avait « pris de la bouteille » et Jospin me paraissait un peu trop « administratif » pour mener la France. J’avais voté Chirac, pour redonner un second souffle à la France. Ce n’était pas encore le temps de la droite pure et dure.

2002 : pas d’hésitation le choix était vite fait : Chirac. Même si je ne suis pas contre le fait que le Front National, ou d’autres partis radicaux soient représentés à l’assemblée nationale (il y a tout de même des gens qui votent pour eux et ils n’ont pas de représentants), pour une présidence, le risque était trop important. De plus la France aurait été « mise à l’écart » par les autres Etats.

2007 : J’avais voté Royal, car Sarkozy me paraissait trop « impulsif » (et j’avais raison). J’aurais bien vu Delors comme candidat, mais bon, pour moi il s’agissait de faire barrage à Sarkozy.

2012 : J’ai voté Hollande, d’une part pour son programme et sa prestance, que beaucoup critiquent (surnommé: flamby par ses détracteurs), mais au moins posé et réfléchit (le débat avec Sarkozy en est une preuve), et d’autre part pour mettre fin à la monarchie qui s’était installée depuis 5 ans.

Je ne vais pas revenir sur la présidence désastreuse pour les « français d’en bas » et les classes moyennes.

1992 : référendum traité de Maastrich : oui, pour édifier la première pierre à la construction de l’Europe par les peuples.

2000 : référendum sur la durée du mandat présidentiel : oui, afin de pouvoir permettre au peuple français de « rectifier le tir » si nécessaire assez tôt.

2005 : référendum sur la Constitution pour l’Europe : non, car après avoir lu l’ensemble de cette constitution et surtout se annexes, je me suis rendu compte que la France allait perdre énormément de son autonomie et que ce sera Bruxelles qui imposera ses choix. Il fallait revoir cette Constitution.

Là je me permets une petite remarque. Les français ont voté « non » et Sarkozy a contourné le problème et a pris les français pour des idiots en passant par la voie parlementaire en 2008 pour ratifier le Traité Européen (Un simple changement de nom et de quelques articles). En somme « vous avez dit non, mais moi je fais ce que je veux ». Ce sont également ces genres d’attitudes et de mépris des français, qui m’ont conforté dans mon idée de devoir changer de cap en 2012.

 

J’ai été, un temps membre de l’U.D.F. puis de CAP21. Je suis plutôt centriste. Mais comme au centre c’est la grosse pagaille, nous ne savons plus où poser les pieds. De ce fait je choisi ce qui se rapproche le plus de mes convictions, et pour le moment (hormis les partis écologiques), seul le Parti Socialiste me convient pour le moment.

Concernant les législatives avant d’arriver dans la circonscription de Sarreguemines, je ne me souviens plus des différents candidats.

2002 : législatives Sarreguemines : Celeste Lett, car je lui faisais confiance, nouveau Maire de Sarreguemines, ses idées me paraissaient bonnes.

2007 : législatives Sarreguemines : Danièle Douet, car ses idées me paraissaient bonnes pour notre circonscription et après avoir côtoyé assez longtemps le Député-Maire de Sarreguemines, j’ai également pu m’en faire mon opinion.

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est déjà pas mal, car, je pense, que beaucoup auront déjà eu les poils qui se seront dressés sur la peau. Donc pour celles et ceux qui veulent continuer à lire mes propos, voici la suite.

Le premier rôle d’un Député est de voter des Lois qui engagent tous les français. De ce fait, il faut déjà choisir quelqu’un qui aura les mêmes convictions que nous, et dans le cas présent, qui apportera sa contribution afin que la France progresse. Il est donc capital, si les français ont souhaité un changement de cap, de le confirmer lors des législatives afin de donner les moyens à l’exécutif de le faire.

Ensuite, le Député représente également sa circonscription. Or, jusqu’à présent, notre Député actuel faisait parti de la majorité, là il est passé dans l’opposition (suite à l’élection présidentielle). Nous aurons toutes et tous vu le défilé de Ministres etc. que cela a engendré et pour quels résultats ? Je vous laisse juger. Toujours est-il qu’étant dans l’opposition maintenant, les Ministres ne vont plus défiler et les résultats, pour les habitants de notre circonscription, vont encore plus se réduire.

Vous l’aurez compris, je choisirai un autre candidat, d’une part pour donner un nouveau souffle à notre circonscription et d’autre part pour des raisons personnelles (si vous avez lu mes articles précédents vous aurez compris). Un législateur qui a une interprétation bizarre de la Loi …

Se posera, ensuite la question, dois-je choisir le candidat qui est le plus proche de mes convictions, ou alors un candidat qui aurait ses chances pour battre le Député sortant (ou les deux).

Ma préférence va vers Angèle Dufflo pour ce qui est des chances de battre le Député sortant et ses convictions se rapprochent beaucoup des miennes. Mais il y a également Michel Uhring, pour qui j’ai une grande estime. Officiellement j’ai demandé mon inscription sur la liste du comité de soutien d’Angèle Dufflo.

Je vous laisse méditer et réfléchir. En tout cas pour moi, je sais déjà pour qui ne pas voter.

Publié dans Politique

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