Sans aucun doute : Lenteurs administratives et conséquences - Seule solution ?

Publié le par Le Macroscope

Cet article sort un peu du cadre de mes articles précédents. Mais je tenais tout de même à vous faire connaître ma situation actuelle et vous comprendrez peut-être un peu mieux mes "coups de gueule" dans certains de mes articles.

 

 

La Constitution - Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen de 1789

Art. 1er.

"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune."

 

Ayant épuisé toutes les démarches possibles, il ne me reste plus qu'à médiatiser notre situation et à espérer que ma demande soit lue, entendue et suivie d'effets. Il est déplorable d'en arriver là, mais même si l'Elysée ne trouve pas de solution à notre situation, vers qui dois-je me tourner ?

 

Raison pour laquelle, je m'adresse en dernier recours à l'émission "Sans aucun doute". Je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui sollicitent TF1 pour leurs préoccupations légitimes, je ne cherche pas spécialement à passer à l'écran, mais qu'on nous aide enfin.

 

Raison pour laquelle j'ai adressé un mail à "Sans aucun doute". Ce mail est constitué de deux parties comprenant un précédent mail du 30 septembre 2009 qui est resté sans suite.

 

Objet : Re : Lenteurs administratives et conséquences : René MOMPER

Bonjour,

 

je fais suite à mon message du 30 septembre 2009. Notre situation a légèrement évoluée.

 

Je suis, enfin, divorcé.

 

Je suis toujours en Congé (maladie) de Longue Durée et je m'oriente de plus en plus vers une retraite pour invalidité qui entraînera une forte baisse de nos revenus.

 

Position très préoccupante, car j'ai découvert que les assurances ne prenaient pas toujours les échéances de crédit immobilier en charge, malgré une invalidité reconnue par la Sécurité Sociale ou par la Fonction Publique. Nous serions donc assuré pour rien ? Les échéances du crédit immobilier représenteraient la totalité de ce que je devrais percevoir en invalidité. Comment faire pour vivre dans ces conditions ?

 

Cela fait maintenant 2 ans 1/2 qu'une requête a été déposé au tribunal administratif de Strasbourg et toujours aucune audience en vue. Mon employeur me doit de l'argent. Argent que je n'ai pas et cela me met dans une situation financière catastrophique.

 

La demande de retraite pour invalidité de ma compagne est toujours au "point mort". 1 an 1/2 après sa demande et à la suite de 3 expertises médicales, nous ne savons toujours pas quand le Ministère va lui accorder une retraite pour invalidité. Ce delais sont inadmissibles. Elle n'a aucun revenu en attendant !

 

Suite à mon courrier de l'an dernier au Président de la République, une assistante sociale du Conseil Général de la Moselle a été missionnée pour nous venir en aide. Elle était désemparée car toutes les portes nous sont fermées. Elle a cherché par tous les moyens à sa disposition de nous venir en aide, mais nous n'avons droit à aucune aide. Elle a tout de même réussi à nous obtenir une aide sociale d'un montant de 2 000 euros de la part du Ministère dans lequel ma compagne est employée (mais actuellement en disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans).

 

Cela nous a permis de faire face à certains frais non prévus (ballon d'eau chaude qui lâche en plein hivers : 800 euros, problème de voiture etc.). En somme, l'argent versé nous a uniquement servit à payer des incidents qui nous sont "tombés dessus".

 

Pour ma part la santé se détériore également (A.V.C. en mars 2010), problèmes cardiaques et le traitement médical ne fait pas d'effet. Une intervention chirurgicale à prévoir, mais apparemment, cette intervention ne pourrait avoir lieu qu'après constitution d'un dossier, car la C.P.A.M. ne prendrait pas toujours en charge ce genre d'intervention. Il y aurait même des pénalités pour les cardiologues qui pratiquent trop ces actes.

 

Il ne me reste donc plus que vous …

 


De : René MOMPER <momper1er@yahoo.fr>
À : sad@tf1.fr; sad@tf1.fr
Envoyé le : Mer 30 septembre 2009, 16h 43min 21s

Objet : Lenteurs administratives et conséquences : René MOMPER

Bonjour,

je me présente René MOMPER 46 ans habitant à WOUSTVILLER en Moselle. Je vis avec ma concubine Dominique DURAND 40 ans et nous avons une fille de 6 ans.

Je suis en instance de divorce depuis 8 ans, j'ai un fils de 14 ans de cette union.

Je suis actuellement en Congé de Longue Durée de la fonction publique territoriale depuis le 20 septembre 2006.

Ma compagne est en disponibilité de la fonction publique d'Etat.

Nous avons acheté une maison à crédit en 2003.

Nous n'allons plus pouvoir subvenir à nos besoins fin octobre de cette année.

Une requête au tribunal administratif de Strabourg est en cours depuis presque 2 ans à l'encontre de mon employeur qui a refusé de payer l'intégralité des primes prévues à notre régime indemnitaire. De ce fait je suis constamment en découvert bancaire depuis 2004 et cela m'a déjà coûté près de 4 400 euros de frais (oppositions, crédits, huissier etc.).

Ayant maintenant atteint 3 années de Congé de Longue Durée, je vais passer en 1/2 traitement (1/2 salaire), qui va être compensé à hauteur de 95% par une assurance. Mais les échéances seront décalées par rapport au remboursement de notre crédit immobilier.

J'ai bénéficié du remboursement d'une partie du crédit immobilier par l'assurance du crédit immobilier. Là je suis en attente d'une décision du comité médical pour la suite de cette indemnisation.

Nous avons fait une demande de retraite pour invalidité pour ma compagne en janvier dernier. Nous venons d'apprendre qu'elle ne pouvait en bénéficier du fait de sa disponibilité de la fonction publique. Une nouvelle demande a été faite pour une retraite du fait d'une incapacité total à quelque emploi. Mais c'est reparti pour des mois de procédure. En attendant on nous a proposé de faire appel au service social du ministère dont dépend ma compagne. Nous avons constitué un dossier en quelques jours avec 90 pages de document et là nous venons d'apprendre, qu'elle ne pouvait bénéficier de l'aide sociale du fait de sa disponibilité.

Nous sommes donc dans une situation financière plus que préoccupante.

Du fait de toutes ces lenteurs administratives je dois faire face à des frais que je n'aurais jamais du avoir si tout était réglé plus rapidement.

J'ai écrit à la Présidence de la République le 3 septembre dernier. J'ai eu une réponse le 7 septembre du Chef de Cabinet qui m'a informé que mes préoccupations ont été transmises au Préfet de Région de la Moselle.

La sous-préfecture de Sarreguemines m'a informé par courrier du 22 septembre qu'elle va examiner ma requête en demandant au conseil général de la Moselle de prendre contact avec moi.

Pour le moment je suis en attente de ce contact, qui à mon avis ne va pas m'apporter grand chose.

Se retrouver à perdre tout ce qu'on a après près de 30 années de travail du fait des lenteurs administratives, je trouve cela honteux.

Merci pour votre lecture

Mes coups de gueules ne pourront que s'amplifier dans les prochains temps.

Publié dans Moi

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