La crise a bon dos

Publié le par Le Macroscope

La crise a bon dos. Voilà un exemple de ce que l’on peut lire dans les médias : « La suppression de mesures de relance fait débat en France » (http://fr.news.yahoo.com/4/20100511/tts-france-impots-ca02f96.html ).

 

 

Lorsqu'on lit : « … Suppression des déductions fiscales pour les ménages modestes et les très petites entreprises… »

 

Il faudrait ajouter « Suppression du bouclier fiscal ».

 

Est-il normal que ce soient toujours les mêmes qui paient ?

 

Pour montrer l’exemple, il serait bienvenu que nos politiques versent leurs indemnités qu’ils perçoivent, même si ce n’est que sur une année, pour combler le déficit budgétaire français. Ils seront payé au S.M.I.C. durant cette période. Ou mieux encore, une année d’indemnités par mandat, sans, bien sur augmenter leurs indemnités pour les autres années en compensation.Cela devrait s’adresser à tous les élus (Maires, Conseillers Généraux, Conseillers Régionaux, Ministres, Président de la Républiques, Députés nationaux et européens, Sénateurs etc.).

 

Prenons l’exemple d’un député. Si l’on considère qu’un député « gagne » 5 200€ par mois (d’après : http://www.journaldunet.com/economie/enquete/assemblee-nationale/1-indemnites-parlementaires-deputes.shtml ). Le S.M.I.C. net mensuel est environ égal à 1 050€. Donc 4 150€ par mois, soit 49 800€ par an seraient ainsi affectés à la réduction du déficit budgétaire.

 

577 députés et 348 sénateurs (en partant du principe qu’ils « gagnent » la même chose ( http://www.senat.fr/role/senateurs_info/statut.html ) cela représente tout de même près de 46 000 000€ pour une année. Si on y ajoute tous les autres élus (qui gagnent plus que le S.M.I.C.), cela fait quelques dizaines de milliers d’euros. Si, en plus,leurs cotisations pour la retraite étaient également intégrés dans un « pot commun » pour les retraites, cela permettrait également de pallier au déficit croissant.

 

Au lieu d’avoir une multitude de caisses de retraites, il n’en faudrait qu’une seule pour tout le monde. Au bout de 40 années de services vous avez droit à votre retraite, avec des abaissements d’âges de départ à la retraite en fonction de certains critères comme la pénibilité etc. Peu importe que l’on soit salarié du privé, du public, des professions agricoles, élus etc. je ne vois pas pourquoi certaines personnes touchent jusqu’à « 6x la mise » par rapport à d’autres.

 

Cela n’empêchera pas de cotiser pour une retraite complémentaire, mais cela permettra au moins à tout le monde d’avoir une retraite de base décente. Comment voulez-vous que certains retraités puissent vivre avec 400 ou 500€ par mois. C’est indécent, surtout de nos jours.

 

Toute personne, ne travaillant plus (retraités, chômeurs, invalides etc.), ne devrait vivre avec moins de 800€ par mois à l’heure actuelle. Il faudrait introduire cette notion de minimum pour vivre. Bien sur il faudra faire attention aux dérives, mais cela est réalisable.

 

Suis-je naïf à ce point pour croire que cela puisse se faire ? Certainement pas, mais il faudrait que quelqu’un prenne le taureau par les cornes et fasse bouger les choses, malgré les pressions de ceux qui détiennent ces prérogatives (pour ne pas dire privilèges).

 

A partir du moment où toutes les personnes concernées par ce que j’ai écrit ci-avant ont un minimum pour vivre, la consommation va repartir.

 

Quel rapport avec le déficit budgétaire de la France ?

 

Simplement la conséquence de mauvais choix politiques.

 

Prenons l’exemple bonus écologique pour les voitures. Beaucoup de gens ont pu en profiter surtout ceux qui étaient en mesure, ou presque en mesure de pouvoir changer de véhicule. Mais tous les autres sont « marginalisés ». Pour ma part, je n’ai pu m’acheter qu’un véhicule d’occasion. J’ai vendu un véhicule qui consommait entre 10 et 14 litres aux 100km pour en acheter un autre qui consomme entre 5 et 6 litres aux 100km. Mais, bien sur, je n’ai pas pu bénéficier de ce bonus.

 

Je cite :

« Si l’opération est largement bénéficiaire pour les particuliers, les constructeurs automobiles et pour le climat, elle l’est, en revanche, beaucoup moins pour l’Etat. Les Français achetant beaucoup plus de petites voitures (bénéficiant du bonus) que de limousines (frappées par le malus), Bercy décaisse plus d’aides qu’il n’encaisse de recettes. Par ailleurs, en raison de la réduction des consommations de carburant, le ministère du Budget engrange moins de taxe intérieure sur les produits pétroliers qu’auparavant. En 2009, le manque à gagner pour l’Etat s’est élevé à 306 millions d’euros, contre 147 millions en 2008. Autre effet pervers, conduisant des voitures peu gourmandes, les Français ont tendance à rouler plus longtemps et plus loin » (http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-bonus-malus-c-est-presque-tout-bonus,17411 ).

 

Cela pourrait expliquer en partie le prix des carburants qui restent très élevés. Il faut bien que l’argent rentre dans les caisses de l’Etat. « Heureusement » que la taxe carbone n’est pas venue en sus de tout cela. Il aurait mieux valu que cette taxe ait vu le jour plutôt que de garder artificiellement un prix élevé pour dissuader les gens à beaucoup prendre leur voiture et surtout pour encaisser un maximum. J’avais déjà abordé le sujet de la taxe carbone ici : http://le-macroscope.over-blog.fr/article-que-restera-t-il-du-grenelle-49706424.html .

 

L’aide aux banques, je cite :

« Impact sur les finances publiques- Grâce au prêt accordé par la Société de financement de l'économie française (la SFEF), la rémunération de l'Etat aurait du avoisiner 1 280 millions d'euros pour 2008, 2009. Il n'en sera rien, selon les conclusions de la Cour des comptes. Selon elle, cette rémunération pourrait être abaissée si la Commission européenne accédait à la demande de certains Etats membres que soit réduite la marge qu'ils perçoivent en contrepartie de leur garantie. La rémunération ne sera donc pas si avantageuse, tandis que le dispositif pourrait même creuser un peu plus le déficit public. Directement, si les prêts aux PME auxquels l'Etat a apporté sa garantie ne sont pas remboursés, indirectement dès lors que les fonds levés pour les banques alourdissent le montant de la dette publique et les intérêts que l'Etat devra payer pour emprunter » (http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/le-plan-d-aide-aux-banques-finira-par-creuser-le-deficit-public_184326.html ).

 

Sans compter ce que j’avais déjà énuméré ici : http://le-macroscope.over-blog.fr/article-qui-va-payer-49964530.html .

 

Qui va payer tout cela ? Devinez !

 

(Je viens de me faire pleins d'amis)

Publié dans Consommation

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